On va voir si ça marche le « naked man »

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A l’exception de petits examens radiologiques comme des clichés de poignets, nous demandons au patient d’adopter une tenue adaptée à la radio (ou au scan, ou à l’irm hein). A l’école radio, comme en stage, comme le veut le bon sens, et puis tant qu’on est respectueux des gens de manière générale, on nous apprend à respecter la pudeur des patients. NORMAL me direz-vous.

On confie au mieux une blouse, au pire on conseille de garder le t-shirt s’il est en coton et pas serti de sequins, de clous, ou tout autre ouvrage métallique. On explique aux patients, et puis non, on n’a pas envie de les mettre nus pour le plaisir – même quand il s’agit de rugbymen en souffrance – alors blouse, pyjama, cache donc ce que nous n’avons pas besoin de voir…

Malgré cela, il apparaît de manière très fréquente que les patients sortent nus de la cabine en assénant qu’ils « s’en fichent », qu’ils ne sont « pas pudiques » et qu’on a en vu d’autres. C’est vrai, des corps nus, blessés, en souffrance, las, patauds, costauds, malades, robustes, on en voit tous les jours. C’est vrai, parfois, on ne voit plus qu’ils sont exposés, parce que trop l’habitude.

Je comprends que l’on soit à l’aise avec son propre corps et qu’on n’ait pas envie de s’embêter à se préparer longuement – relativement – pour un examen aussi court qu’une radiographie. Je comprends que l’on succombe au « vous avez l’habitude vous en voyez tous les jours ». Il n’empêche que nous ne nous y attendons pas toujours, et que nous ne sommes pas nécessairement à l’aise avec ce genre de surprises. Pour les patients comme pour nous.